2017 - Zones Disponibles

Création Personnelle

Série photographique prise au Panasonic Lumix FZ1000
retouchées sur Capture One

Tout a commencé par une constatation un peu amère et un sentiment de nostalgie. L’un des cinémas de la vile ou je vis à fermer ses portes. Avec lui toute la magie des centaines de séances que j’ai vécu dans ce lieu. Le bonheur de se retrouver dans une salle de cinéma quand les lumières s’éteignent. Le rituel. Ces moments à la fois intimes et partagés d’émotions… Le cinéma n’a jamais été repris. Pas encore. Il est vide, recouvert d’affiches jaunis, de feuilles mortes dispersées dans ses couloirs, une machine à pop corn abandonnée près de la caisse. Des planches en bois recouvrent une des portes vitrées sans doute pour masquer  une tentative d’effraction. Un lieu mort, vide.
Deux enseignes emblématiques ont fermées également. Emblématiques dans le sens, elles ont toujours été là durant les quarante années de mon existence dans cette ville. Des points de repères qui s’effacent pour laisser la place à un autre chose. Ou à rien pendant des années. Une zone hors du temps de la vie active, attendant un nouveau souffle. Un espace qui, quand nous le remarquons, nous renvoie au temps qui passe, qui s’arrête pour certains. Un cimetière de l’activité qui peuplent les interstices de l’économie d’une cité. Quelque chose comme une tumeur sur le poumon de la ville. Cela suscita en moi des sentiments de nostalgie très fort. Je décidais donc de photographier pendant deux semaines toutes les enseignes abandonnées de la ville que je voyais. Je me suis focalisé sur le centre-ville parce que je désirais me concentrer sur les commerces de proximité.
Les photographies ont étés prises durant la première quinzaine d’Octobre 2016.
Les façades ne sont plus que le reflet de l’extérieur. Il n’y a rien dedans, une boîte vide, masquée par des pancartes « à louer » ou des affiches vestiges du passé. Les passants sont des silhouettes en attente, des figures qui sortent presque du cadre. Ne prêtant aucune attention aux vitrines mortes.

Le résultat est une série de 30 photographies noires & blanches au format 25x16,66.
Impression papier mat

Diaporama Lens Culture